Lors de l'ouverture de la Coopérative de Mai le 7 mars
2000, la ville de Clermont-Ferrand pouvait s'enorgueillir d'avoir
conçu le plus bel outil consacré aux Musiques Actuelles
Amplifiées construit en France depuis plus de dix ans.
Avec deux salles dont l'une peut accueillir 1500 spectateurs,
le complexe est ainsi l'un des plus imposants de France. Depuis,
d'autres ville ont emboité le pas en imaginant des bâtiments
de plus en plus imposants, regroupant salles de diffusion, lieux
de travail et de répétition, espaces dédiés
aux nouvelles technologies ou lieux ressources.
Mais au delà
de l'investissement réalisé dans le bâti,
la ville de Clermont-Ferrand s'est engagée dans un projet
ambitieux nécessitant des moyens financiers jusque là
réservés à des arts plus installés.
Elle décide alors de déléguer la gestion
de cet établissement dans le cadre d'une délégation
de Service Public en régie intéressée et
retient la candidature de l'association
Pop'Art. Le projet artistique et culturel de l'association
repose sur le développement et la promotion des Musiques
Actuelles, par la mise en uvre d'une politique tarifaire
volontairement accessible au plus grand nombre (La Carte), la
diffusion de concerts d'artistes ne bénéficiant
pas d'une grande audience médiatique, la présentation
au public de nouveaux courants musicaux, l'aide à la scène
locale et régionale (concerts, résidence, formation ),
la création d'événements liés à
la musique...
L'effort financier
consenti par la Ville de Clermont-Ferrand permet ainsi de garantir
la couverture d'une partie des charges fixes de la Coopérative
de Mai ; c'est aussi une réelle reconnaissance à
l'égard des musiques actuelles, ce qui atteste d'une politique
culturelle municipale résolument tournée vers l'avenir.
La Direction Régionale des Affaires Culturelles
est l'organe déconcentré en Auvergne du Ministère
de la Culture et de la Communication. Elle est chargée
de soutenir les projets culturels en région. Il faut remonter
maintenant aux années 80 pour retrouver l'origine de la
reconnaissance du Rock, devenu Musiques Actuelles Amplifiées,
par ce ministère. Plus de 20 ans plus tard, le déséquilibre
des moyens consacrés à ces musiques au regard de
ceux des musiques dites "savantes" reste énorme.
Mais les choses avancent et le secteur poursuit sa structuration.
La politique de l'État
en faveur des Musiques Actuelles se traduit par plusieurs dispositifs,
le principal visant à accorder un label appelé "SMAC",
comme Scène de Musiques Actuelles. La Coopérative
de Mai bénéficie de ce label, comme le Guingois,
à Montluçon. A ce
titre, La Coopérative de Mai
reçoit une subvention de fonctionnement de la part de la
DRAC Auvergne, qui avait déjà accordé une
subvention d'investissement à la Ville lors de la création
du lieu.
Dès 2001, la communauté d'agglomération de
Clermont a emboîté le pas à la Ville pour
soutenir la Coopérative de Mai. Soucieuse d'améliorer
le cadre de vie de ses habitants et de structurer son territoire,
Clermont-Connunauté a retenu la Culture parmi ses
compétences, et a décliné son action selon
un schéma d'orientation dans lequel les musiques actuelles
trouvent toute leur place.
La Coopérative de Mai et le Conseil Général
du Puy-de-Dôme ont signé une convention pluriannuelle
à partir de l'année 2004. Cette convention identifie
de nombreux axes de travail comme le développement des
pratiques musicales en groupe à travers l'accompagnement
artistique et les aides à la diffusion (63 Tour, Volcaniques
de Mars), le soutien à la création (résidences)
ou le rayonnement national (résidences photographiques,
communication...).
Le soutien à la Coopérative de Mai a été
décidé en 2005 par la nouvelle assemblée
régionale. Elle permet ainsi de compter parmi les financeurs
la totalité des collectivités et l'État.
Cette aide se concrétise par un convention elle aussi triennale.
LE
CENTRE NATIONAL DE LA CHANSON DES VARIéTéS ET DU
JAZZ
Le CNV a succédé au Fonds
de soutien. Il s'agit d'un organisme professionnel dont
la mission générale est d'encourager le spectacle
vivant dans le secteur des musiques actuelles. L 'organisation
et la production de concerts est une activité à
risques mais indispensable à toute la filière musicale.
C'est par la scène que les artistes se font connaître
et c'est le rapport avec le public qui construit leur notoriété
et leur carrière.
En partant de ce constat le CNV a pu concevoir
un système d'encouragement fondé sur la base d'une
taxe parafiscale. Cette taxe est perçue lors des différents
spectacles organisés en France, au taux de 3,5% des recettes
d'entrée.
Comme tous les adhérents, la Coopérative bénéficie
du "droit de tirage", soit le reversement de 65% des
paiements de la taxe parafiscale.
Les 35% restants sont redistribués sous la forme de subventions
aux projets. La Coopérative de Mai à ainsi bénéficiéd'une
petite aide à l'investissement (versée directement
à la Ville de Clermont) et perçoit chaque année
des aides financières liées à l'activité
de diffusion (découvertes artistiques, premières
parties) ou de création.
La Sacem est la société civile chargée
de gérer et protéger les droits des auteurs et compositeurs
de musique. Elle dispose également d'un service culturel
qui soutien tant des projets ponctuels que des structures. La
Coopérative de Mai est donc subventionnée par la
Sacem pour son fonctionnement, et pour un projet dans l'année
: le 63Tour.