| BEVERLY
JO SCOTT + ILENE BARNES |
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Critique du 30 octobre
L'affiche totalement féminine, présentée
hier soir à la Coopé, aurait dû attirer plus
de monde. Dommage pour les absents car les personnes présentes
en ont eu pour leur argent. Récit de cette superbe soirée
" made in coopé ".
L'arrivée sur scène d'Ilene Barnes va déjà
marquer cette soirée. Avec une stature imposant le respect,
cette superbe " plante " va s'installer, avec son
guitariste, sur le centre de la scène. Parlant un français
plus qu'honorable, Ilene va nous gratifier d'un superbe set
acoustique. Avec une voix énorme, la jeune femme va nous
promener, aux travers de ses chansons, dans ses pensées les
plus profondes.
Parcourant le monde depuis son plus jeune âge (son père
est diplomate américain), Ilene va en profiter pour
s'imprégner des multiples cultures locales qu'elle va croiser.
Bien entendu, tout cela se ressent dans sa musique. Cela lui permet
de varier allégrement différents styles. Passant aussi
facilement du folk au son plus jazzy, du funk à la soul ou
au gospel, tout découle avec une simplicité et une
sincérité admirable.
Durant quarante minutes vraiment trop courtes, la belle va faire
chavirer les quelques 250 à 300 personnes présentes,
surprises par autant de talent et de charisme. Une chose est sûre,
Ilene nous a conquis. Le public de la Coopé par ses applaudissements
et ses hourras chaleureux et nombreux, lui rendra un bel hommage.
N'hésitez plus, laissez Tracy Chapman de côté,
et foncez chez votre disquaire pour vous procurez les deux albums
de cette perle noire. Je vous promets que vous n'en n'aurez pas
de chagrin.
Après un court moment de répit, c'est au tour de Beverly
Jo Scott de venir nous présenter sont dernier album Divine
Rebel. Ravie d'être dans " un vrai club de rock
", notre belge d'adoption va enchanter l'assemblée
présente avec ses trois musiciens et une choriste aussi belle
que jeune. Tout au long de son concert, qui durera tout de même
deux heures dix, Beverly maniera le chant aussi bien en anglais
qu'en français. Avec des musiciens en parfait accord avec
la " divine ", le set sera varié en intensité
et dans le style. N'hésitant pas à communiquer avec
un public ravi de l'aubaine, Beverly enchaînera les
morceaux de ces différents albums sans oublier de rendre
hommage à quelques amis et autres personnalités de
la chanson. Elle passera de Nino Ferreravec le sud à
Edith Piaf avec la foule sans oublier Jacques Higelin.
Devant un public plein de ferveur, Beverly aura beaucoup
de mal à quitter la scène. Endroit magique où
elle semble vraiment donner sa pleine mesure.
Voilà bien un samedi soir agréable qui n'aura laissé
personne indifférent face à tant de talent.
Jean-Michel Planat
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