EMILIE SIMON + THOMAS WINTER & BOGUE
 


Critique du 1er novembre

Avec un premier album plein de fraîcheur et de sensibilité, Emilie Simon est de passage à la Coopérative de Mai. L'occasion était vraiment trop belle……… Seul inconvénient, Il pleut sur Clermont, "…….il pleut, c'est malheureux il pleut, depuis ce matin…………. "

C'est entourée de trois musiciens et d' un magicien mixeur programmateur, que la jeune montpelliéraine rentre sur la scène du club. Devant un public nombreux et attentif, Emilie va débuter le set par Secret. Equipée sur son bras gauche d'une mini table de mixage, la belle va ainsi jouer avec les sons de sa voix durant tout le concert. Super Jaimie n'a qu'à bien se tenir !!!
Après ce premier morceau à forte consonance électro Il pleut va d'emblée mettre les choses au point !!! Avec une voix fluette et un regard rempli de sensibilité, Emilie va nous envahir la tête avec son refrain simpliste mais tellement accrocheur. Flowers, titre plus enjoué ouvrira la série " anglaise " et sera suivi de Blue light et To the dancers in the train.
Après nous avoir conté Solène, la beauté de Lise apparaît à nos oreilles. Nous voilà replongé dans le fond du " …..verre ou se lise les vers de Lise….. ". La noyade est proche face à tant de béatitude. Heureusement, Lise nous fait " ……changer d'air pour ne pas être prise………. ".


Comme pour mieux nous faire retomber sur terre, Dernier lit et la reprise d'Iggy pop, I wanna be your dog, nous ramèneront à plus de réalité avant de replonger dans Le désert. Le désert de son cœur qui "…. compte les jours en attendant son amour……….. "


Le set se terminera par Graine d 'étoile, où ne manquera que cette voix masculine qui le rend si fort sur l'album et par un nouveau titre Never late. Après une heure de concert où le public semble conquis et hébété, le premier rappel avec Vu d'ici et le splendide Chanson de toile finiront de mettre tout le monde d'accord. "… Je viendrai te prendre, je saurai te défendre, au-delà des frontières, je foulerai le terre…". La magie qui se dégage de ce morceau est troublante. Nous y retrouvons toute la simplicité, la timidité et la beauté que transpire Emilie.

Après une ovation méritée du public, Emilie reviendra sur scène pour nous interpréter, seule au piano, le somptueux Woman's work de Kate Bush.

Et voilà comment en une petite heure vingt vous ressortez ravis d'un concert rempli de simplicité et de tendresse.
Au fait, nous sommes toujours le 29 octobre " … il pleut mais ce n'est pas la pluie qui hante mes nuits…"

Jean-michel Planat

Photos : Ludovic Lefrançois

Vous pouvez également lire la chronique de Pierre Andrieu

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