Critique du 1er novembre
 
Devant une assistance nombreuse venue pour Emilie
Simon, Thomas Winter et Bogue ont présenté
brièvement les chansons de leur premier album sorti récemment.
Bénéficiant dun matraquage médiatique
dont beaucoup aimeraient profiter, le duo composé par Thomas
Winter à la voix (grave) et Nicolas Bogue aux
instruments (basse et guitare) a donné un concert honnête.
Le mélange chanson française/boucles électroniques
années 80/grosses basses et guitares savère
assez percutant à défaut dêtre très
original. On passe de titres plutôt rock et saturés
à des chansons calmes avec une guitare en son clair
Les textes, sils sont assez crus, ne sont pas aussi cinglants
quon peut le lire ici ou là. Une chose est sûre
: la plupart des morceaux font leur petit effet, cest bien
là lessentiel.
Chacune des prestations dEmilie Simon plonge le public
dans la félicité. La petite fée électro
avait déjà largement convaincu au Café
de La Danse à Paris et au festival Chantons
Sympa à Melun, elle a cette fois-ci conquis sans
le moindre problème les personnes réunies dans le
club de la Coopérative de Mai !

En alternant les morceaux électro pop teintés de rock,
les comptines quon croirait échappées dune
Musique dun film de Tim Burton et les titres chantés
avec un accompagnement contrebasse/guitare sèche/piano, la
jeune, jolie et discrète Emilie a présenté
un panorama complet de ses époustouflantes possibilités
Les morceaux sont très bien écrits et regorgent de
bidouillages sonores bienvenus, la voix enfantine et diaphane dEmilie
Simon fait le reste.
Entourée par un groupe très au point, Emilie Simon
peut tutoyer les étoiles en interprétant les chansons
extraites de son premier album, en se lançant dans un nouveau
morceau ou en reprenant admirablement les titres dillustres
prédécesseurs. I wanna be your dog se voit
donc transformé en morceau électronique inquiétant
tandis que This womans work de Kate Bush se
voit repris magistralement version piano/voix en dernier rappel.
Que du bonheur
Site Internet officiel : www.émiliesimon.com
Pierre
Andrieu
Photos
: Ludovic Lefrançois
Vous
pouvez également lire la chronique de Jean Michel Planat
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