Critique
du 16 octobre

Man Made Monster avait déjà soutenu la comparaison
en première partie de bêtes de scène du calibre
de Gluecifer,
Zen Guerrilla ou encore The
(International) Noise Conspiracy. Le groupe thiernois naura
pas non plus à rougir de sa prestation au milieu dun
océan de Néo Metal français à loccasion
du premier festival Rock Sound. Habitués à
la petite scène du club, les trois Man Made Monster
ont semblé parfaitement à laise pour
cette première sur la grande scène de la Coopérative
de Mai. Cest en effet un véritable déluge de
décibels servis très chauds qua vu déferler
le public, assez nombreux pour lheure (17 h)

Dès les premiers morceaux, les fans de la tête daffiche
du jour, Enhancer mettent un genou à terre puis sassoient,
écurés. Quand on voit pour la première
fois une démonstration de punk hardcore aussi maîtrisée,
on est un peu surpris, cest normal. Derrière leurs
instruments et leurs micros chauffés à blanc, le trio
survolté enchaîne les morceaux pied au plancher. Cest
un véritable festival de riffs de guitare, de hurlements,
de lignes de basse titanesques, de slogans à lemporte
pièce, de courts solos à la Wah-Wah et de batterie
en fusion
Le son de la guitare est tout simplement à
pleurer de joie ; que cest beau un ampli poussé dans
ses derniers retranchements par un guitariste furieux (et doué)
! Ce monsieur qualifie lui-même sa musique de « primaire
»
Mais cest pour ça quon aime les
morceaux ultra basiques de Man Made Monster.

Malgré le choix - osé - de jouer principalement de
nouveaux titres, pas une seule baisse de régime na
été observée par rapport aux surpuissants morceaux
du premier album que sont Shit Head, Body Stealer, Fuck City
ou Get High. Le nouvel album, prévu pour dans un an,
risque encore dénerver sérieusement les férus
de Heavy Punk et dentraîner des comportements hystériques
incontrôlables. Il semble bien quon nait pas fini
dentendre parler de ces trois là.
Pierre Andrieu
Photos
: Ludovic Lefrançois
Vous pouvez également lire la chronique du Festival
Rock Sound par Jean-Michel Planat
ou de
Nawak Posse.
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