Critique
du 30 octobre
C'est au tour des Tindersticks et de James
Yorkston and the Athletes de venir perturber notre esprit déjà
bien secoué hier soir par Bashung. Le tout sous l'oreille
experte de
Bernard Lenoir et de son équipe.
La retransmission radiophonique du concert des Tindersticks,
va obliger James Yorkston et ses athlètes à
ouvrir la soirée dès vingt heures pétantes.
C'est donc devant une petite poignée de spectateurs que les
écossais vont nous faire découvrir un échantillonnage
de Moving up country. Leur unique et très bel album
paru en 2002.
Jouant une musique folk, le groupe va nous servir durant trente
petites minutes un show simpliste, aérien et efficace. L'utilisation
de divers instruments nous rappellera les origines celtes des musiciens.
Malheureusement, la durée du set ne nous permettra pas d'appréhender,
comme ils le méritent, un groupe en devenir. Du moins je
le leur souhaite.
Direct live oblige, les Tindersticks arrivent sur scène
à vingt et une heures précises. La SNCF n'a qu'à
bien se tenir !
Les six anglais, emmenés par le charismatique chanteur Stuart
StaplesS, vont attaquer leur set en jouant pratiquement l'intégralité
de leur dernier album Waiting for the moon. Durant quarante
minutes superbes, rien ne semble pouvoir arrêter Stuart
Staples. Sa voix, reconnaissable entre mille, associée
à une orchestration tortueuse et sensible, survolée
par le violon de Dickson Hinchcliffe, vont bouleverser une
salle maintenant bien remplie. Proposant une pop mélancolique,
mais radieuse, ne ressemblant à rien d'autre, la première
partie du show s'arrêtera au bout d'une heure
Juste
le temps à Bernard Lenoir de rendre l'antenne. Du
moins je le suppose. La mauvaise surprise va, injustement, arriver
après.
C'est au moment où le groupe revient sur scène que
les choses se gâtent. Les rappels vont nous montrer un autre
visage du groupe. Celui qui m'enchante le moins. Semblant démotivé
où je ne sais quoi, les anglais vont revenir en deux petites
fois pour nous refaire vingt minutes tirées par les cheveux.
Sans envie, sans cohésion. Dommage pour cette fin en queue
de poisson qui me laisse un goût d'inachevé en travers
de la gorge.
Après cela, nous sommes poussés dans la petite salle
où nous attend le groupe Men in the Moon. Le début
du concert sera d'ailleurs un grand moment ! Privé de micro
pendant un certain temps, le chanteur malgré ses grimaces
dirigées vers la table, n'arrive pas à se faire entendre.
Quand tout à coup, sa voix sort des amplis, le public, dans
un élan de cur, poussera un hourra collectif.
Déguisés en " Austin Power ", les
quatre parisiens vont jouer un rock psychédélique
sortant tout droit des sixties. Le chanteur, après avoir
perdu sa voix, semble même avoir perdu la tête en se
la jouant très Jim Morrisson. Malheureusement pour
nous, il reste encore du travail à faire. Courage les gars.
Mais ne changez surtout pas vos fringues, elles vous vont à
ravir.
Jean-michel
Planat
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Andrieu
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