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Critique du 13 décembre
Thomas Fersen et le Heavy Trash
de Jon Spencer à la suite. Cela peu paraître surprenant
et décalé. Pourtant la Coopé l’a fait…
et a bien fait.
Complète déjà depuis des lustres,
la grande salle de la Coopé va vite se transformer en fourneau
irrespirable. Comment cette salle, d’habitude bien ventilée,
s’est elle mise à chauffer ainsi ? Mystère et
boule de gomme. Bien sûr, Thomas Fersen s’est
employé à faire monter la sauce. Mais quand même…
C’est face à une scène, cachée par un
immense voilage blanc, que nous nous retrouvons dès notre
entrée dans la grande salle. Juste le temps de trouver un
endroit où se poser et le concert débute. Ce n’est
qu’après quelques minutes que le voilage va laisser
place au groupe. Nous allons alors découvrir un décor
assez original. Le sol est recouvert de plaques blanches, le fond
de scène est drapé d’un rideau blanc et quelques
« lights » sont posées sur des fûts de
bière !!! L’ensemble donnant un effet hivernal. Le
reste ne sera pourtant pas vraiment froid. Il faut dire que Thomas
va s’employer, avec tout le métier qu’il a, à
jouer avec un public qui va démarrer au quart de tour.
Toujours prêt à réaliser quelques facéties,
Thomas et ses musiciens vont nous régaler pendant plus de
deux heures. De Diane de Poitiers à Hyacinthe,
de Croque à Né dans une rose, de
Zaza à Mon iguanon, sans oublier Maudie,
Les cravates, Le chat botté, Saint-Jean-du-Doigt,
etc… nous serons absorbés par les paroles de toutes
ces ritournelles. Le temps passera bien trop vite mais heureusement
pour nous la soirée ne fait que commencer.
Le passage de la grande salle au club va s’effectuer rapidement.
Et là, première surprise. Malgré l’heure
tardive et le froid, il y a la queue chez Daphné. L’effet
Jon Spencer semble marcher à plein. Le club affichera
ainsi quasi complet.
Sorti en début d’année, l’album de
Jon Spencer et de Matt Verta-Ray, nous
a ramenés quelques décennies en arrière. Du
bon vieux rock’n’roll. Bien ficelé, peut être
un peu trop propre mais tellement agréable et rafraîchissant.
Il restait juste à découvrir le tout sur scène.
Et là, pas de mauvaise surprise. Sapés comme il se
doit et gominés à souhait, Jon Spencer et
ses trois acolytes vont nous donner une belle leçon de rock’n’roll.
Durant une heure les titres vont s’enchaîner devant
une salle aux anges. Le son est là. Le plaisir est intense.
Nous en restons bouche bée ! Rock’n’roll
is not dead.
Le Garage Club est ouvert. Nous en sommes ravis…
Jean-Michel Planat
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