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Critique du 28 novembre
Supergrass arrive enfin à la Coopérative de
Mai
la patience finirait-elle par payer ? Ne boudons pas notre
plaisir.
Avec un deuxième passage en quelques jours, Asyl revient
essayer de nous prouver qu'ils sont là et bien là.
Il est vrai que ce concert sera beaucoup plus convaincant que le
précédent. Cela me rappellera d'ailleurs leur prestation
au festival Rock en Seine du mois d'août dernier.
Je n'ose pas dire à la prochaine car je ne voudrais pas qu'Asyl
se " nosfellise " à la Coopé
Très bizarrement, c'est devant un public restreint mais chaleureux
que les anglais de Supergrass vont nous servir un set en
tous points superbe. Gaz Coombes va débuter le set
seul sur scène. La tête couverte d'un chapeau, le chanteur
va nous interpréter, avec une guitare sèche, une version
splendide de St Petersburg. Ce n'est qu'après deux
morceaux que la troupe va s'agrandir
d'un seul élément
pour ne jouer qu'un seul titre en duo. Après tant de chaleur
et d'émotions, le combo va se retrouver au complet sur scène.
Et cela ne fera qu'augmenter notre plaisir. Car le talent est maintenant
multiplié par cinq. Tout coule comme un long fleuve tranquille.
Rien ne semble pouvoir atteindre le combo. Le son est sublime et
les musiciens semblent caresser leurs instruments
La deuxième partie du show sera, quant à elle, beaucoup
plus électrique. Après les tabourets et la douceur
voici la déferlante rock. Mais cela ne changera rien à
la qualité du set. Bien au contraire. L'envie de bouger vous
envahit très rapidement. Le battement de pieds devient vite
aléatoire et c'est votre corps entier qui commence à
battre la chamade sous les assauts du groupe. Le plaisir est intense.
Les sourires sont hilares. Nous sommes aux anges.
Après une heure trente de concert, l'heure est venue de regagner
nos pénates le cur léger et la tête pleine
de rêves
quand on vous dit que cette " herbe
est super ".
Jean-Michel Planat
Lire aussi la chronique de Pierre
Andrieu
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